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Bérurier (Berthe) : naît Poilfout (ou Lacourge, ou Zifolard, selon les sources), épouse d'Alexandre-Benoît Bérurier. Avant de connaître Alexandre-Benoît Bérurier, elle a été bonniche d'hôtel puis serveuse dans un restaurant parisien.

Extraordinaire mégère de cent kilogrammes, dévoreuse tant au plan alimentaire que sexuel, exact pendant féminin de son mari dans le pittoresque outrancier. A preuve, c'est étonnant portrait, digne d'un dessin de Dubout :

"Ce soir, la Gravos est fringuée d'une minijupe qui lui arrive au ras de la babasse et d'une veste en cuir à fermeture Eclair qui ne fermé-claire plus vu que le petit bitougnot pernicieux a disparu dans une gestée trop brutale. Détail saugrenu : elle s'est coiffée d'un bitos comme je n'en ai jamais vu autre part que sur la tête ci-devant couronné de Mme veuve George Six. C'est tortillé, en soie verte, volumineux, à festons, bringuebalant, brimbalant, et cela sert de coupe à un monceau de fleurs, de fruits, de légumes, de feuilles et d'animaux jetés en un amoncellement des plus gracieux. Des tulipes veineuses, des pivoines écarlates, des bananes jaunes Van Gogh, des grappes de raisins verts, des poireaux en bottes, des feuilles de chêne en général, des mésanges effarouchées, des perroquets hypnotisés, d'humble pâquerettes, des pois de senteur, des poils de centaure s'entre-escalade harmonieusement. Ca pourrait être britannique; cependant ça reste français. Est-ce à cause de la tête de coq affiché tout là haut, au sommet ? Ou bien du petit drapeau tricolore que tient un écureuil dans ses pattes jointes ? Long ne c'est." (75).

Berthe participera activement à plusieurs enquêtes du commissaire San-Antonio, le clou de sa carrière se situant en 1969, lorsque tout un peuple sud-américain reconnaîtra en elle Berthaga son messie révolutionnaire (68).